PERSONAL BRANDING – Valorisez votre singularité

Le personal branding, c’est votre « marketing personnel », de la même manière qu’un plan marketing sur un bien ou service. Le personal branding consiste à établir le plan marketing vous correspondant, valorisant votre profil et vos compétences. Il peut s’appliquer pour un candidat qui cherche un emploi, pour un chef d’entreprise ou un manager qui cherche à convaincre ses clients ou ses collaborateurs. C’est un processus qui n’est donc vraiment pas à négliger, car c’est une aide précieuse pour redefinir votre projet personnel et professionnel. Plusieurs éléments vont donc être décisifs dans ce processus de personal branding.


PREMIERE ETAPE – VOTRE DIAGNOSTIC SWOT – Mieux vous connaitre

Le SWOT, c’est le diagnostic marketing de base qui analyse les forces et faiblesses (Strengths & Weaknesses) , les opportunités et les menaces (Opportunities & Threats) de l’entreprise et/ou du produit face au marché. Avant d’entreprendre un quelconque processus, si vous n’êtes pas certains de vous connaître à 100%, commencez donc par établir un SWOT de vous-même. Cela vous permettra d’identifier les candidats potentiels et leurs techniques de « vente d’eux-mêmes », de réaliser en quoi vous êtes différent d’eux, et ça vous permettra surtout de déterminer un vrai plan d’action.


UN OBJECTIF INITIAL : RECHERCHER L’EMPLOI IDÉAL

Votre premier objectif, définir le plan d’action est la stratégie en ciblant le poste idéal, l’environnement  (quel type d’entreprise, sa culture,..) votre savoir être et enfin vos besoins. Cette réflexion devra se traduire sur un document « c’est votre trame ». il va en découler : le curriculum vitae, souvent la lettre de motivation, et la préparation aux entretiens.

Votre CV : S’il y a une étape à ne pas négliger dans votre processus d’embauche, c’est bien la création de votre CV, c’est votre carte de visite. Le cv à pour objectif  de présenter votre parcours et d’aider votre interlocuteur à juxtaposer les compétences attendues et les vôtres.

Nous vous invitons à aller lire notre article « Comment trouver un travail lorsqu’on est étudiant ? » pour plus de détails. Passées les étapes de CV et LM, il vous faudra convaincre en entretiens. Il n’y a pas de secret pour ces phases : préparez-les au maximum (lecture de journaux, informations sur l’entreprise, préparation de son speech, tenue adaptée à l’entreprise), c’est-à-dire mettez en marche votre plan d’action, et soyez naturel(le). Dites-vous que le travail bien fait est celui qui paraît naturel et fluide alors qu’il a en réalité été travaillé pendant des heures voire des jours auparavant. Si vous deviez garder un fil conducteur durant tout votre process, ça serait de tout mettre en oeuvre pour atteindre votre but, de manière adaptée et originale, mais surtout de le faire en restant vous- mêmes.


NE PAS S’ARRÊTER À L’EMBAUCHE

Comme nous l’avons signalé précédemment, il faut que vous restiez vous-mêmes. C’est, somme toute, l’un des actes les plus faciles à entreprendre, mais c’est aussi l’un des plus indispensables. Le fait d’avoir été vous-mêmes durant tout votre process vous facilitera le reste de votre vie professionnelle, car vous n’aurez pas à réfléchir à vos actions futures, elles se feront naturellement et satisferont vos collaborateurs. Passée cette étape du « être soi-même », il n’y a pas secret : il vous faut fournir un travail de qualité, de manière à faire naître une confiance en vous auprès de vos collaborateurs. Ici, pas de règle de type « ne travaillez pas à 100% dès le départ sinon on vous en demandera 150 » : soyez efficaces, et fournissez un travail de qualité. De plus, si jamais des éléments vous perturbent, parlez-en. Un travail réalisé en collaboration transparente avec vos partenaires sera forcément bon et approuvé.


 

TRAVAILLER AVEC LES AUTRES…dans un état d’esprit de coopération 

Vous allez avoir besoin des autres pour certaines situations et certains buts. C’est ce qu’a théorisé l’américain Abraham Maslow en 1943 avec sa pyramide des besoins (pyramide qui classe les besoins des individus de façon hiérarchique). L’avant-dernier étage de la pyramide concerne le besoin d’estime, à travers la reconnaissance et l’appréciation des autres. Cette appréciation vous permettra, comme une entreprise fidélise ses clients, de fidéliser vos collaborateurs. A travers votre implication et vos actions réfléchies, vous vous ferez apprécié(e) et cela n’en sera que d’avantage bénéfique pour vous. Egalement, le besoin d’estime dont parle Maslow se traduit par la confiance et le respect de soi, ce qui nous amène à la partie suivante :


…MAIS AUSSI POUR VOUS

Même si certaines personnes vous parleront d’égoïsme ou d’individualisme, il est impératif de travailler pour soi, c’est avec cette démarche que vous vous développerez. C’est d’ailleurs le dernier critère de cette fameuse pyramide : le besoin d’accomplissement de soi. C’est grâce à cet accomplissement de soi que vous gagnerez en confiance en vous et que vous ferez rayonner cette confiance auprès des autres.


QUEL PIEGE À EVITER ?

Attention, il y a différents pièges à éviter. Lorsque l’on pense à « vendre ses compétences et son profil », certaines personnes pourraient mal l’interpréter et agir de manière contre-productive. Il ne s’agit pas ici d’aller crier vos compétences sur tous les toits, ou d’entreprendre des actions trop originales parfois maladroites, qui vous feraient plus de mauvaise publicité qu’autre chose. Gardez bien à l’esprit qu’une bonne candidature, une communication travaillée mais qui parait naturelle, de bons résultats ou un bon savoir-être avec vos collaborateurs, feront office de parfaite publicité. L’individu qui travaille discrètement mais qui fait un travail de haute qualité, se verra inévitablement récompensé. Cette récompense est d’ailleurs la plupart du temps en adéquation avec les souhaits de l’individu.


AGISSEZ !!! ACTION 

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire : appliquez ces conseils à votre profil si ce n’est pas déjà fait, et constatez le changement. Si ce n’est pas déjà fait non plus, nous vous conseillons également d’aller jeter un oeil à notre article « Comment trouver un travail lorsqu’on est étudiant ? » pour avoir des idées supplémentaires.


Nous vous encourageons à nous suivre sur LinkedIn https://www.linkedin.com/company-beta/3294704 et à déposer votre candidature CV + LM sur notre site www.extend-consulting.com.

 

Groupe Inditex – Esprit Start Up

Esprit start-up avant l’heure…
Restant fidèle à la vision initiale du fondateur Amancio Ortega, le groupe Zara et des griffes sœurs. On la croyait devenue trop grosse pour échapper au ralentissement économique mondial. Et bien non !

L’invincible armada du fleuron espagnol de l’habillement Inditex a publié le mois dernier des résultats annuels (clos fin janvier) assez solides pour que la place madrilène ne soit pas chiffonnée par le nouveau cap pris par la chaîne mondiale de magasins de mode. Le PDG, Pablo Isla, taille dans l’inflation prévisionnelle des surfaces de vente (+ 6 à 8 % par an, au lieu de + 8 à + 10 %) sans en rabattre sur ses ambitions de ventes : la croissance organique et les achats en ligne combleront la différence.

Compte tenu de la macroéconomie mondiale, son choix n’est pas si surprenant. Il n’a même pas eu besoin de lever le voile sur les ventes en ligne – autour de 4 % du total l’an dernier, selon les analystes -, un secret bien gardé à Arteixo, près de La Corogne, où bat le coeur de l’empire mondialisé.

Ce passage progressif, mais résolu, à une « fully integrated approach », une plate-forme intégrée pour magasins physiques et numériques, les investisseurs mondiaux ne la voient pas d’un mauvais oeil. « Inditex s’inscrit parfaitement dans le thème des « économies post-crises » qui nous intéresse tout particulièrement. Il concerne des entreprises très bien placées pour servir les économies et les marchés en croissance car elles savent enrichir leur offre avec tous les nouveaux services qui tournent autour de la digitalisation ou de la désintermédiation », explique Isabelle Delattre chez Raymond James Asset Management International.

Le défi n’en reste pas moins grand : les clients demandent des livraisons de plus en plus immédiates. Passant toutes par ses centres de distribution espagnols, les commandes mettent 24 heures ou 48 heures à arriver dans les 7.000 magasins dans le monde, selon la distance. C’est impressionnant, mais ce n’est plus aussi exceptionnel qu’avant. Et pourtant, le modèle d’affaires d’Inditex, un cas d’école inusable pour les écoles de commerce, reste bien son meilleur atout pour sa transformation et il est difficile à copier.

Esprit start-up avant l’heure
Car la grande force du propriétaire de Zara et des griffes soeurs, c’est d’être resté fidèle à la vision initiale de son fondateur, Amancio Ortega, resté l’actionnaire majoritaire depuis la cotation en 2001. Le génie de la confection et du management, qui va fêter ses quatre-vingts ans la semaine prochaine, a passé la main à son dauphin il y a cinq ans, mais son empreinte demeure omniprésente, un mélange de rapidité et de pragmatisme, pour remplir la mission première d’Inditex : donner aux clients les vêtements dont ils ont envie, de la mode de qualité abordable, en s’inspirant sans vergogne des créations de la haute-couture et du prêt-à-porter mais aussi des tendances de la rue. Sans oublier les nouvelles « avenues » de la toile et des réseaux sociaux.

Tout a commencé par un atelier de confection, ouvert en 1963 à La Corogne. Avec sa première femme aujourd’hui décédée, Rosalia, son frère Antonio et sa belle-soeur Franca, le jeune homme se lance dans la confection de pyjamas et de robes de chambre. Il ouvre ensuite sa première boutique Zara en 1975, quand il constate qu’il a raté des ventes et que les concurrents ne vendent pas ce que désire le plus la clientèle. Comme il adore le film « Zorba le Grec », il gardera trois lettres, et ce sera Zara. Parmi ses premiers succès, un pull shetland pour les pèlerins de Compostelle.

Mine de rien, cet esprit start-up avant l’heure a donné naissance à un modèle d’intégration verticale unique dans ce qui s’appellera la « fast fashion ». Dès les années 1980, Inditex a investi dans l’informatique et la logistique pour gérer au mieux ses stocks, à l’époque où la référence était Toyota. Aujourd’hui, il franchit l’étape des étiquettes intelligentes RFID, pas peu fier de son nouveau Technology Center : plusieurs centaines d’ingénieurs non loin du gros demi-millier de designers de mode. Ce n’est pas l’enfer de « Deep Fashion », car on est loin du jeu de go : « Tendances et mode sont trop imprévisibles pour qu’un algorithme nous fournisse les goûts qu’auront les gens », dit Pablo Isla au journal « Expansión », même si les réassorts tiennent compte de la morphologie des populations…

Chaque magasin passe commande deux fois par semaine, et le délai peut parfois être raccourci à deux semaines entre le dessin et le cintre. Tout reste tiré par la demande des clients, à la différence des autres grandes chaînes de prêt à porter (H&M, Uniqlo, Primark, Gap) qui poussent encore leur offre car elles sont attendues davantage sur la composante prix, ce qui les force à passer de plus gros ordres, plus à l’avance.

Pour en savoir plus… Nous vous encourageons à lire l’excellent article de sylvie Ramadier en suivant le lien 

Ou http://m.lesechos.fr/idees-debats/inditex-le-top-modele-de-l-habillement-021790001860.htm

Quelques chiffres clefs :

Chiffre d’affaires (au 31 janvier 2016) :
20,9 milliards d’euros (+15,4 %) dont Zara : 13,6 milliards (+17,5 %), soit 65 % du total.
Marge brute 12,1 milliards (57,8 % des ventes).
Résultat opérationnel 3,7 milliards (17,6 % des ventes).
Résultat net 2,9 milliards (+15 %).
Répartition géographique
Europe : 44 %
Espagne : 17,7 %
Amériques : 14,7 %
Reste du Monde : 23,5 %.
Rendement des fonds propres 26 %.
Effectif 152.854 (+11,5 %).
Capitalisation boursière 93,6 milliards.
Magasins 7.013 (dont 15 % de franchisés), dont 1.826 en Espagne, 566 en en Chine. Le nombre de magasins dans le monde a presque été multiplié par deux depuis 2007 (3.691).


 

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